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Comment ouvrir un compte bancaire en Suisse quand on n’est pas résident ?

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Team Liberty Expat

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10 minutes

Ouvrir un compte bancaire en Suisse attire de nombreux particuliers et entrepreneurs, séduits par la réputation mondiale du pays pour la stabilité financière et les services bancaires haut de gamme. Même sans y résider, il est possible de profiter de la solidité du système helvétique, de diversifier ses avoirs et de sécuriser ses flux financiers.
Cette démarche demande toutefois rigueur et préparation. Il faut comprendre les exigences réglementaires, les documents nécessaires et les conditions propres à chaque établissement. Maîtriser ces aspects permet non seulement de réussir l’ouverture du compte, mais aussi d’exploiter pleinement les avantages offerts par les banques suisses.

Compte bancaire à l'étranger

Est-il possible d’ouvrir un compte suisse sans résidence en Suisse ?

Vous pouvez parfaitement ouvrir un compte bancaire en Suisse même si vous ne vivez pas dans le pays. Il suffit de vous conformer aux exigences réglementaires et à celles des établissements concernés.

Que permettent réellement les banques suisses pour les non-résidents ?

Les banques suisses acceptent les non-résidents qui se conforment aux exigences KYC (Know Your Customer). Vous devez également respecter les normes des institutions internationales sur le blanchiment d’argent. Pour ce faire, les établissements examinent chaque dossier de façon individuelle.

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Profils acceptés

Les établissements bancaires suisses s’adressent à plusieurs types de clients :

  • les particuliers à la recherche d’un compte courant, multidevise ou d’un service patrimonial.
  • les entrepreneurs souhaitant séparer leurs flux financiers, protéger leurs avoirs ou sécuriser leurs transactions internationales.
  • les expatriés en quête de stabilité ou d’un compte indépendant de leur pays de résidence temporaire.

Les sociétés internationales souhaitant faire de la Suisse un pôle de banque fiable sont aussi acceptées.

Restrictions par nationalité, statut fiscal ou secteur d’activité

Certaines nationalités sont inscrites sur des listes de vigilance, ce qui ne permet pas à leurs ressortissants de créer un compte en Suisse. Les banques peuvent également refuser un dossier si vos activités sont jugées à risque : cryptomonnaies, jeux d’argent, secteurs sensibles… Votre statut fiscal, par exemple en cas d’U.S. Person, peut aussi restreindre vos options.

Pourquoi ouvrir un compte bancaire en Suisse ?

Les avantages associés à l’ouverture d’un compte en Suisse sont multiples.

Sécurité financière et stabilité du système bancaire

En optant pour le système bancaire suisse, vous profitez d’une solidité institutionnelle, un cadre prudentiel exigeant et une bonne culture du risque. En effet, le secteur est soutenu par une économie stable, une monnaie forte et une régulation rigoureuse.

Les établissements vous garantissent un fort niveau de confidentialité légale et une protection des avoirs des clients. Ils permettent de sécuriser votre patrimoine, de diversifier vos actifs et de vous prémunir contre les incertitudes économiques ou politiques.

Diversification en CHF et protection du patrimoine

Ouvrir un compte dans ce pays constitue une forme de diversification monétaire. Vous renforcez votre résilience financière tout en plaçant votre patrimoine à l’abri d’éventuelles instabilités politiques ou monétaires. Pour un non-résident, cette option facilite aussi la diversification géographique de patrimoine. Elle permet une gestion prudente en visant le maintien.

Services premium et gestion patrimoniale

Les banques suisses se distinguent par leur positionnement premium. En contrepartie de conditions strictes, leurs propositions incluent des solutions adaptées à la diversité des besoins financiers. Si vous disposez d’un capital suffisant, vous avez accès à des offres de service haut de gamme comme le conseil en investissements, la planification financière sur mesure…

Comparaison rapide avec d’autres juridictions européennes

Le Luxembourg et Monaco offrent pratiquement les mêmes avantages. Cependant, la Suisse se distingue par :

  • une devise propre et très forte ;
  • une forte concentration des banques privées ;
  • une tradition bancaire orientée vers la gestion de fortune.

En Allemagne et en France, les non-résidents rencontrent plus d’exigences ou de refus. Quant à l’Estonie, elle n’assure pas l’accès bancaire aux non-résidents.

Conditions et documents requis

Bien que l’ouverture d’un compte en Suisse soit accessible à tous les non-résidents, vous devez absolument répondre à certaines exigences.

Obligations réglementaires

Les établissements bancaires doivent en particulier respecter les standards de l’OCDE, notamment les règles d’échange automatique d’informations fiscales. La procédure KYC (Know Your Customer), commune dans les agences financières, impose d’identifier le client, sa résidence fiscale et l’origine des fonds.

Quant aux mécanismes AML (Anti-Money Laundering), ils permettent de prévenir le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme. Les recommandations du GAFI viennent s’ajouter pour renforcer les contrôles. Elles imposent transparence, traçabilité des opérations et vigilance accrue sur les non-résidents.

Pièces obligatoires

Les établissements bancaires suisses exigent que le demandeur présente un passeport valide afin de bien établir son identité. Un justificatif de domicile, qu’il ait été établi dans le pays de résidence ou à l’étranger, est également nécessaire. Enfin, la banque demande des documents prouvant l’origine des fonds, tels qu’un contrat de travail, des relevés bancaires, des actes de vente ou des attestations de revenus.

Exemples de documents complémentaires

Dans certains cas, vous devez fournir un CV professionnel ou des attestations fiscales, notamment :

  • un avis d’imposition ;
  • une attestation de résidence fiscale ;
  • un numéro d’identification fiscale du pays d’origine.

Ces documents permettent à la banque d’évaluer la situation financière du non-résident, de répondre aux obligations de conformité et de lutter contre le blanchiment d’argent.

Montant minimum à déposer selon le type d’établissement

Le seuil de dépôt minimum varie selon l’établissement et le pays. Dans les banques traditionnelles de détail, certains comptes peuvent être ouverts sans mise initiale ou avec quelques centaines à quelques milliers de francs suisses. En revanche, les banques privées ou centres financiers internationaux (Suisse, Singapour, Monaco…) imposent des exigences bien plus élevées.

Leurs dépôts minimums s’élèvent de plusieurs centaines de milliers à plusieurs millions de francs. Enfin, certains comptes spécialisés (offshore ou corporate) requièrent d’autres seuils adaptés au profil du client et aux services sollicités (courant, épargne, dépôt à terme, services VIP).

Étapes pour ouvrir un compte en Suisse

Voici étape par étape comment créer un compte en Suisse.

Choisir la bonne banque selon son profil

La première étape consiste en l’identification de l’établissement bancaire le plus adapté à vos besoins. Les banques en ligne suisses sont tournées vers la simplicité et les frais réduits. Elles conviennent pour des profils standards.

Les banques classiques offrent un accompagnement plus complet, tandis que les banques privées s’attachent aux patrimoines élevés avec des services sur mesure et des exigences financières plus strictes.

Constitution et soumission du dossier

La seconde étape consiste à réunir les différents documents nécessaires. Il faut un document d’identité valide, la preuve de votre domicile ou du lieu d’imposition et les informations relatives à votre activité professionnelle, ainsi qu’aux fonds. Le dossier peut être transmis en ligne ou par courrier selon l’établissement.

Vérification d’identité

Une fois le dossier constitué, l’établissement procède à la vérification d’identité propre aux règles helvètes et internationales. Cela peut se faire sur une plateforme sécurisée à distance en visioconférence, auprès d’une ambassade ou directement dans l’agence, selon les procédures internes.

Validation, délais et activation des services

Après validation du dossier, l’ouverture du compte prend généralement quelques jours à plusieurs semaines. Une fois activé, vous accédez à une carte bancaire, un service e-banking sécurisé et, selon l’offre choisie, un compte multidevise.

Peut-on ouvrir un compte en Suisse en ligne ?

L’ouverture d’un compte en Suisse en ligne est bien envisageable.

Banques acceptant les ouvertures à distance

Certaines banques acceptent les non-résidents avec des procédures entièrement digitales. Les banques traditionnelles facilitent aussi de plus en plus les ouvertures à distance.

Conditions, vérification vidéo, signature électronique

Les vérifications vidéo sont désormais courantes. Vous envoyez vos documents, signez électroniquement et confirmez votre identité lors d’un appel en visio.

Limites par rapport aux banques traditionnelles ou privées

Les banques 100 % en ligne offrent moins de services premium, moins de devises et un accompagnement patrimonial limité. Pour les entrepreneurs ou les expatriés fortunés, les banques traditionnelles restent incontournables.

Types de banques et comptes disponibles

Il existe plusieurs types de banques et de comptes en Suisse.

Banques en ligne

Les banques en ligne helvétiques s’intéressent surtout aux clients autonomes, sensibilisés au digital et recherchant des frais réduits. Swissquote est accessible aux non-résidents, avec des seuils variables selon le type de compte. Quant à Neon, elle est uniquement sur le marché résident. Ces banques s’adressent à l’investisseur indépendant, au trader, mais aussi au particulier qui veut un compte simple et souple.

Banques traditionnelles

Les banques traditionnelles offrent des services complets : comptes courants, épargne, crédits et conseils financiers. Elles acceptent les non-résidents, mais sous certaines conditions et à des coûts plus importants. Elles conviennent aux profils désireux d’une relation bancaire moins volatile, parfois un conseiller dédié.

Banques privées

Les banques privées ciblent les clients fortunés. Les seuils d’entrée sont souvent très élevés, allant de 500 000 CHF à plusieurs millions. Elles proposent une gestion de fortune sur mesure, des stratégies d’investissement sophistiquées et un accompagnement patrimonial global. Le profil type est celui d’un investisseur à long terme ou d’un entrepreneur.

Types de comptes

Les banques suisses proposent des comptes courants classiques et des comptes multidevises très prisés pour les opérations internationales. Vous avez également accès à des comptes d’investissement et des comptes numérotés, qui offrent une confidentialité renforcée, mais pas l’anonymat. Chaque type répond à des objectifs de gestion, de protection ou de croissance du capital.

Frais bancaires et coûts à prévoir

L’ouverture et la gestion des comptes bancaires suisses impliquent certains coûts.

Frais d’ouverture et tenue de compte

Les banques suisses appliquent souvent des frais d’ouverture allant de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon le type de compte et le statut du client. À cela s’ajoutent des frais de tenue de compte mensuels ou annuels, plus élevés pour les non-résidents ou les comptes premium.

Coût des cartes, virements et opérations multidevises

Les cartes bancaires internationales sont généralement facturées séparément, avec des coûts annuels variables. Les virements, surtout internationaux, peuvent engendrer des commissions fixes et des frais de change. Quant aux opérations multidevises, elles impliquent également des marges sur le taux de conversion.

Frais spécifiques

Certains services engendrent des frais supplémentaires. Les comptes numérotés, bien qu’ils ne soient pas anonymes, sont plus coûteux en raison de leur forte confidentialité. La gestion de patrimoine ou les mandats d’investissement engendrent aussi des frais proportionnels aux encours.

Comment réduire les frais selon son profil

Pour mieux maîtriser les coûts, il convient de privilégier une offre en fonction de son usage. Il vous revient de comparer les banques, de choisir des offres digitales, de centraliser vos opérations et de négocier certains frais à partir d’un certain montant d’encours.

Fiscalité et obligations pour les résidents français

Voici ce que vous devez savoir si vous êtes un résident français.

Déclaration obligatoire des comptes étrangers

Tout résident fiscal français détenant un compte bancaire à l’étranger a l’obligation légale de le déclarer à l’administration fiscale. Cette déclaration se fait chaque année, en même temps que la déclaration de revenus, via un formulaire spécifique, quel que soit le compte.

Échange automatique d’informations fiscales

La Suisse participe désormais à l’échange automatique d’informations fiscales dans le cadre des normes internationales AEOI/CRS. À juste titre, les banques transmettent aux autorités fiscales suisses des informations sur les comptes détenus par des résidents français. Ces informations sont ensuite communiquées à l’administration fiscale française. Ces échanges portent sur l’identité du titulaire, le solde du compte et les revenus générés.

Fiscalité des intérêts et intégration dans la déclaration française

Les intérêts et revenus financiers perçus sur un compte suisse doivent être intégrés à la déclaration de revenus française. Ils sont soumis à la fiscalité française, généralement via le prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux.

Risques et sanctions en cas de non-déclaration

Le non-respect des obligations déclaratives expose le contribuable à des sanctions lourdes. Les amendes peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros par compte non déclaré, auxquels s’ajoutent des majorations d’impôt et des intérêts de retard. En cas de fraude caractérisée, des poursuites pénales peuvent également être engagées.

Conseils pour bien choisir sa banque et optimiser son compte

Voici quelques astuces pour bien choisir votre banque et optimiser votre compte.

Critères de choix

Le choix d’une banque se doit d’être en adéquation avec vos besoins. La devise du compte est importante dans le cas d’opérations d’import-export fréquentes. Le seuil d’entrée est aussi déterminant. Ensuite, il faut évaluer l’usage du compte. Est-ce pour l’épargne, les paiements courants, les placements, la gestion du patrimoine… ? N’oubliez pas également la qualité de la gestion dématérialisée, tout comme le niveau de digitalisation du service financier.

Conseils pour expatriés, frontaliers et entrepreneurs

Les expatriés et frontaliers doivent privilégier des banques habituées aux profils internationaux, capables de gérer la fiscalité transfrontalière et les flux multidevises. Pour les entrepreneurs, il est recommandé d’opter pour un établissement proposant des services dédiés aux professionnels.

Bonnes pratiques pour limiter les risques et frais

Pour réduire les risques et les coûts, comparez attentivement les frais de tenue de compte, de change et de virement international. Maintenez une documentation à jour, déclarez correctement vos comptes aux autorités fiscales et évitez les opérations atypiques non justifiées. Enfin, il faut diversifier vos comptes et utiliser les outils numériques de suivi pour mieux contrôler vos finances.

Sommaire
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Questions fréquentes

sur la création de société offshore à l’étranger

Oui, la création d’une société offshore est parfaitement légale lorsqu’elle est enregistrée dans une juridiction reconnue, déclarée dans votre pays de résidence fiscale et utilisée dans un cadre conforme. Ce qui devient illégal, ce n’est pas la société elle-même, mais son usage : dissimulation de revenus, blanchiment, fausse résidence fiscale ou contournement volontaire des obligations déclaratives.

Depuis plusieurs années, la transparence est devenue la norme. Les autorités fiscales échangent automatiquement les informations via des mécanismes tels que CRS (OCDE), FATCA (États-Unis) ou DAC6 (Union européenne).

En clair : vous pouvez créer une société en Estonie, à Londres ou à Dubaï, mais vous devez être capable d’expliquer son activité, ses flux financiers et de déclarer ses revenus dans votre pays de résidence. L’accompagnement professionnel de Liberty Expat garantit que l’entreprise offshore est un outil légal, pas un risque juridique.

Oui. La société offshore doit être déclarée dans votre pays de résidence fiscale, même si elle n’y opère pas. La résidence fiscale détermine l’endroit où vous êtes imposable : elle ne change pas simplement parce que vous créez une structure à l’étranger. Un résident français, belge, italien ou canadien doit donc signaler ses participations, ses revenus, ses dividendes ou ses comptes bancaires professionnels à l’étranger, selon ses obligations nationales.

Cette transparence n’est pas facultative. Les banques transmettent les informations des entreprises et des bénéficiaires effectifs via le système CRS. L’absence de déclaration conduit au gel des comptes, à des redressements fiscaux et à des sanctions financières. Déclarer la société ne “tue pas” l’offshore : c’est ce qui la rend exploitable et durable.

Chez Liberty Expats, nous vous accompagnons à avoir un montage totalement légal, tout en optimisant votre fiscalité.

Dans la majorité des cas, vous payez vos impôts dans votre pays de résidence fiscale. La fiscalité suit la personne, pas la société. Une société à Dubaï, Estonie ou Hong Kong reste soumise au régime fiscal applicable à son dirigeant tant qu’elle n’a pas de substance économique dans sa juridiction.

Le seul cas où l’impôt peut être payé dans le pays d’incorporation est celui où l’activité est réellement exercée sur place : bureaux, équipe locale, facturation à des clients locaux, direction effective. Sans substance démontrable, la taxation est rattachée à votre pays de résidence.

La substance économique est la preuve que votre société opère réellement dans le pays où elle est enregistrée. Elle se manifeste par un bureau réel, des salariés, des contrats locaux, des dépenses, une direction effective ou une présence commerciale. La substance distingue l’entreprise offshore fonctionnelle de la boîte aux lettres.

Les banques et les États y accordent une importance centrale. Sans substance, un compte professionnel peut être refusé, surveillé ou fermé. Avec substance, une société offshore devient une entité légitime : elle dispose d’une base opérationnelle, génère une activité sur place et peut bénéficier des lois fiscales locales. La substance économique est ce qui transforme l’offshore d’un montage fragile à une vraie entreprise.

L’offshore permet de structurer une activité internationale dans un cadre plus fluide que celui du pays d’origine : facturation multi-devises, banques adaptées aux clients étrangers, gestion administrative simplifiée et séparation claire entre finances personnelles et professionnelles. L’intérêt n’est pas l’évasion fiscale, mais la stabilité et la cohérence du modèle.

Une société offshore centralise les flux lorsque les clients sont multiples ou répartis sur plusieurs continents. Une agence digitale travaillant avec des clients américains, asiatiques et européens peut rencontrer des limites bancaires dans son pays d’origine, alors qu’une société à Hong Kong ou Dubaï permet une gestion plus simple, avec des outils adaptés au commerce international.

Toute personne majeure ou entité peut ouvrir une société offshore, à condition que l’activité soit licite, identifiable et traçable. Les juridictions n’exigent pas d’habiter localement, mais elles imposent un dossier KYC : identité, justificatif d’adresse, objet de l’activité, origine des fonds et bénéficiaires effectifs.

Les projets compatibles sont ceux qui ont un modèle économique compréhensible. Un consultant B2B, un freelance international, une société SaaS, une holding ou une entreprise d’investissement seront généralement acceptés. Les projets risqués (crypto non régulée, trading agressif, services douteux) sont rejetés par les banques et les autorités.

Oui, dans la majorité des juridictions modernes, la constitution est 100 % digitale. La vérification de l’identité se fait par visioconférence, les statuts sont signés électroniquement et la transmission des documents est dématérialisée.

L’ouverture bancaire peut être plus exigeante. Certaines banques acceptent une validation à distance, d’autres exigent une visite physique ponctuelle. La gestion quotidienne reste en ligne : facturation, comptabilité, reporting. Une offshore permet donc de rester résident de votre pays, tout en opérant votre business à l’international.

Les banques offshore appliquent des normes strictes de conformité (KYC/AML). Elles examinent le modèle économique, la provenance des fonds et les bénéfices attendus. L’ouverture de compte repose sur la cohérence du dossier : identité claire, activité logique, flux financiers traçables.

Une banque offshore n’est pas un shortcut. C’est un outil de gestion internationale. Les projets limpides comme le consulting B2B, le commerce cross-border ou encore les SaaS sont favorisés.

Les projets opaques (crypto non régulée, structures fictives, activité sans substance) sont refusés. La clé n’est pas le pays de l’entreprise, mais la maturité du business.

Les activités internationales, digitales ou B2B sont les plus adaptées : consulting, développement logiciel, SaaS, marketing numérique, export, holdings et gestion d’actifs. Leur modèle ne dépend pas d’un territoire unique, ce qui s’intègre naturellement dans un cadre offshore.

Les activités physiques ou réglementées sont moins adaptées : commerce local, professions médicales, assurance, finance supervisée, jeux selon le pays. Elles exigent une présence réelle, des licences, un staff ou des bureaux. Une offshore ne remplace pas une entreprise locale : elle structure une activité globale.

Le pays d’immatriculation dépend du marché cible et des flux financiers. 

  • L’Estonie est excellente pour le digital européen, le SaaS et le consulting B2B grâce à son système fiscal et sa gestion comptable en ligne. 
  • Dubaï convient aux entrepreneurs internationaux, aux sociétés dont les clients sont hors UE, et aux modèles à volume élevé. 
  • Hong Kong est adaptée à l’import-export asiatique, aux marketplaces et aux opérations en devises. 
  • Le Delaware et le Wyoming sont populaires chez les startups US, les sociétés SaaS orientées Amérique du Nord ou celles qui utilisent Stripe. 

Une bonne juridiction n’est pas la moins taxée, mais celle qui correspond à vos clients, vos paiements et vos contraintes bancaires. 

Oui, si la juridiction est compatible et l’activité réelle.

Stripe, PayPal ou Shopify ne se basent pas sur la fiscalité, mais sur la conformité : identité vérifiée, facturation cohérente, activité commerciale traçable.

Oui, lorsqu’elle est correctement structurée, une société offshore sépare votre activité professionnelle de votre patrimoine privé. Les dettes commerciales, litiges clients ou risques opérationnels restent au niveau de la société, comme une LTD ou LLC.

Cette protection disparaît si vous mélangez les comptes personnels et professionnels, si la société n’a pas d’activité ou si l’administration identifie une fraude.

Une société peut être immatriculée en quelques jours à trois semaines selon la qualité du dossier et la juridiction. L’immatriculation est souvent rapide : ce sont l’ouverture bancaire et la mise en place opérationnelle qui prennent le plus de temps.

Les risques viennent de mauvaises pratiques : absence de déclaration, montages opaques, manipulation des flux ou fausse résidence fiscale. Les banques et les fournisseurs de paiement bloquent immédiatement ces comportements.

Le second risque est le mauvais choix de juridiction. Une société immatriculée dans un pays à mauvaise réputation peut être légale, mais inutilisable : refus Stripe, refus bancaire, fournisseurs méfiants. Une offshore n’est pas un raccourci, c’est une architecture conforme.

L’offshore doit être maintenu : renouvellement, mise à jour des registres, parfois comptabilité simplifiée. Une société non renouvelée perd son statut, peut être radiée et entraîne souvent le gel des comptes professionnels.

Une structure radiée est un signal d’alerte pour les banques. Les fonds deviennent difficiles à récupérer, et la remise en conformité coûte cher. Une société offshore est un système vivant, pas une création ponctuelle.

Certaines juridictions autorisent la redomiciliation, mais elle est complexe : modification des statuts, audits, accord de la banque, parfois validations fiscales. La majorité des entrepreneurs créent une nouvelle société dans la juridiction cible et migrent progressivement leurs contrats.

Le changement de pays doit être anticipé dès le départ. On choisit une juridiction comme on choisit une infrastructure, pas comme on change d’adresse postale.

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