Comment créer une holding en Suisse et quels avantages fiscaux ?

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Dans l’univers de l’ingénierie patrimoniale et de la structuration d’entreprises, la Suisse a longtemps bénéficié d’une réputation d’excellence. Pourtant, le paysage fiscal international a profondément changé ces dernières années sous l’impulsion de l’OCDE, de l’Union Européenne et des réformes globales sur la fiscalité des entreprises (comme la RFFA en Suisse). Les anciens statuts fiscaux ultra-privilégiés qui permettaient aux sociétés holdings d’échapper quasi intégralement à l’impôt cantonal ont été formellement abolis.

Comment créer une holding en Suisse et quels avantages fiscaux ?

Face à cette nouvelle donne réglementaire, une question cruciale se pose pour les entrepreneurs et les investisseurs internationaux : est-il encore pertinent de créer une holding en suisse aujourd’hui ? La Confédération helvétique reste-t-elle attractive pour centraliser ses participations, protéger ses actifs mondiaux et optimiser les flux de dividendes ?

La réponse est un oui catégorique, mais les règles du jeu se sont professionnalisées. La Suisse ne se positionne plus comme un simple paradis fiscal opaque, mais comme une juridiction de substance, dotée d’une stabilité politique unique, d’une monnaie forte et de mécanismes d’allègement fiscal d’une précision chirurgicale.

Chez Liberty Expat, nous décryptons les rouages modernes de la société holding en Suisse, ses avantages fiscaux réels après réforme, et la feuille de route exacte pour y implanter votre structure en toute légalité.

Définition et fonctionnement : C’est quoi une société holding en Suisse ?

Sur le plan purement juridique, la Suisse ne possède pas de forme juridique spécifique appelée « Holding ». Une holding suisse prend généralement la forme classique d’une Société Anonyme (SA) ou, plus rarement pour ce type de montage, d’une Société à Responsabilité Limitée (Sàrl).

Ce qui qualifie l’entité de « holding », c’est son but social inscrit dans ses statuts : son activité principale consiste à détenir, gérer et administrer des participations financières à long terme dans d’autres sociétés opérationnelles (les filiales), situées en Suisse ou à l’étranger.

[Image showing the Swiss Holding Structure: Swiss SA holding shares in Swiss and International operational subsidiaries]

On distingue traditionnellement deux types de structures :

  • La holding pure : Elle n’exerce aucune activité commerciale, industrielle ou artisanale propre sur le sol suisse. Son rôle se limite strictement à la détention d’actions, à la perception de dividendes et à la gestion de sa trésorerie ou de ses droits de vote.
  • La holding mixte (ou opérationnelle) : En plus de gérer son portefeuille de filiales, elle exerce une activité commerciale directe (vente de services, gestion de propriété intellectuelle, consulting de direction). Ses revenus sont alors hybrides, combinant des rendements de participations et des bénéfices commerciaux classiques.
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Les avantages fiscaux majeurs d’une holding suisse

Depuis l’entrée en vigueur de la Réforme fiscale et du financement de la prévoyance (RFFA), les holdings sont soumises au taux d’imposition standard de leur canton d’implantation. Cependant, le droit fiscal suisse intègre des mécanismes d’allègement spécifiques qui permettent de réduire la charge fiscale globale à un niveau proche de zéro sur les flux stratégiques.

1. La réduction pour participations (Bénéfice net exonéré)

C’est le pilier central de l’attractivité suisse. Les dividendes versés par les filiales à la holding, ainsi que les plus-values réalisées lors de la revente de ces participations, bénéficient d’une réduction pour participations (Beteiligungsabzug).

Ce mécanisme ne consiste pas en une exonération brute, mais en une réduction de l’impôt sur le bénéfice net calculée proportionnellement au rapport entre le rendement net des participations et le bénéfice net total. Pour en bénéficier, les conditions sont claires :

  • Pour les dividendes : La holding doit détenir au moins 10 % du capital-actions de la filiale, ou la valeur vénale de sa participation doit s’élever à au moins 1 million de francs suisses (CHF).
  • Pour les plus-values de cession : La holding doit détenir au moins 10 % du capital et avoir conservé ces titres pendant une période minimale de 12 mois.

Grâce à ce calcul, l’impôt effectif sur les dividendes qualifiés reçus par une holding suisse est quasi nul (souvent inférieur à 0,5 %).

2. L’absence d’impôt sur la fortune pour la société

Contrairement aux personnes physiques, les personnes morales en Suisse ne paient pas d’impôt sur la fortune, mais un impôt sur le capital au niveau cantonal et communal. Ce taux est généralement très bas (entre 0,001 % et 0,5 % selon les cantons). De plus, la majorité des cantons suisses permettent de déduire l’impôt sur le bénéfice de l’impôt sur le capital, réduisant encore cette charge résiduelle pour les holdings détenant de lourds actifs.

3. Le réseau étendu de conventions fiscales (L’impôt à la source)

La Suisse possède l’un des réseaux de conventions de double imposition (CDI) les plus denses et protecteurs au monde, avec plus de 100 pays signataires. Lorsqu’une filiale internationale verse un dividende à sa holding suisse, l’impôt à la source appliqué par le pays émetteur est fréquemment réduit à un taux compris entre 0 % et 5 % (au lieu des taux standards souvent supérieurs à 25 %). Cela permet de faire remonter le cash mondial en Suisse avec un minimum de déperdition fiscale.

4. La Patent Box et les déductions R&D (Pour les holdings mixtes)

Si vous choisissez de loger vos brevets ou vos droits de propriété intellectuelle dans votre holding mixte suisse, la loi RFFA permet d’optimiser les revenus de licences. Le mécanisme de la Patent Box impose les bénéfices issus des brevets qualifiés avec un abattement pouvant aller jusqu’à 90 % au niveau cantonal, selon les critères stricts de l’approche Nexus de l’OCDE.

Le choix stratégique du canton : Une compétition fiscale interne

La fiscalité en Suisse repose sur un système à trois niveaux : fédéral, cantonal et communal. Si l’impôt fédéral direct (IFD) est harmonisé sur l’ensemble du territoire au taux fixe de 8,5 %, les cantons disposent d’une souveraineté totale pour fixer leurs propres taux d’imposition.

Canton

Taux effectif moyen de l’impôt sur le bénéfice (Fédéral + Cantonal + Communal)

Intérêt pour une Holding

Zoug (Zug)

~11,9 %

Le pôle historique des holdings, taux de capital bas, écosystème business dense.

Lucerne

~12,2 %

Une fiscalité agressive et une administration très réceptive aux structures internationales.

Genève

~14,0 %

Idéal pour le négoce, l’immobilier et la gestion de fortune, excellente réputation internationale.

Vaud (Lausanne)

~14,0 %

Très attractif pour les technologies, l’innovation et les holdings détenant de la R&D.

Créer une holding en suisse demande donc une analyse comparative fine des barèmes cantonaux, car l’écart de charge fiscale globale peut varier de manière significative d’une région à l’autre, notamment sur l’impôt sur le capital ou les règles de déduction des frais de gestion.

Le défi de la substance économique : Éviter les pièges internationaux

C’est le point de vigilance le plus critique pour les entrepreneurs étrangers. Immatriculer une société anonyme à Zoug avec une simple boîte aux lettres chez un avocat local (domiciliation) ne suffit plus pour rassurer les administrations fiscales de vos filiales étrangères.

Si votre holding suisse détient des filiales en France, en Allemagne ou ailleurs, le fisc local analysera le niveau de substance économique en Suisse avant d’accorder les avantages des conventions fiscales (comme l’exonération de retenue à la source sur les dividendes sortants). Si la holding suisse n’a pas de bureaux réels, pas de personnel qualifié sur place capable de prendre des décisions de gestion autonomes, et que son conseil d’administration est composé uniquement de prête-noms locaux, elle sera qualifiée de structure artificielle (« société écran »).

Le résultat ? Les autorités fiscales étrangères refuseront l’application des traités internationaux, appliqueront des taxes lourdes sur les flux financiers remontant vers la Suisse, et pourront requalifier le montage en abus de droit. La substance est le prix de la sécurité juridique.

Les étapes opérationnelles pour créer votre holding en Suisse

La constitution d’une SA ou d’une Sàrl en Suisse suit un protocole strict et formalisé devant un notaire officiel.

1. La constitution du capital-actions

Pour une Société Anonyme (SA), le capital-actions minimal est de 100 000 CHF. Ce capital doit être libéré à hauteur d’au moins 50 % (soit 50 000 CHF) lors de la création sur un compte de consignation auprès d’une banque suisse. Dans le cadre d’un montage holding, ce capital peut également être libéré par un « apport en nature », c’est-à-dire par le transfert officiel des actions de vos sociétés opérationnelles existantes vers la nouvelle entité suisse, après évaluation certifiée par un réviseur agréé.

2. L’exigence de gouvernance locale

La loi suisse (article 718 al. 4 du Code des Obligations) impose qu’au moins une personne habilitée à représenter la société (un administrateur ou un directeur) soit physiquement résidente en Suisse. Si vous ne vivez pas sur le territoire helvétique, vous devrez obligatoirement mandater un administrateur résident professionnel (souvent un avocat ou un conseiller fiduciaire) pour remplir cette obligation légale de signature.

3. La rédaction des statuts et le passage chez le notaire

Les statuts doivent définir clairement le but holding (détention de participations). Le notaire dresse l’acte authentique de constitution en présence des fondateurs ou de leurs représentants munis d’une procuration. Une fois l’acte signé, le dossier est transmis au Registre du Commerce cantonal pour publication officielle. L’entité acquiert sa personnalité juridique dès son inscription, ce qui prend généralement entre 5 et 10 jours ouvrés.

Pourquoi choisir la Suisse pour centraliser vos structures ?

Au-delà des simples lignes comptables et des abattements fiscaux, installer sa holding en Suisse offre un avantage stratégique en termes de protection patrimoniale. La Suisse n’appartient pas à l’Union Européenne, ce qui lui confère une indépendance législative précieuse. C’est un coffre-fort juridique idéal pour centraliser les liquidités de vos filiales, lever de la dette auprès d’institutions bancaires de premier plan à des taux compétitifs, et planifier la transmission future de votre groupe à vos héritiers dans un cadre prévisible et stable.

Chez Liberty Expat, nous sécurisons chaque étape de votre implantation en Suisse. Nous concevons l’architecture de votre holding, sélectionnons le canton le plus adapté à votre profil, validons la substance requise et gérons les relations avec les administrations fiscales pour faire de votre structure helvétique un véritable levier de croissance internationale.

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Questions fréquentes

sur la création de société offshore à l’étranger

Oui, la création d’une société offshore est parfaitement légale lorsqu’elle est enregistrée dans une juridiction reconnue, déclarée dans votre pays de résidence fiscale et utilisée dans un cadre conforme. Ce qui devient illégal, ce n’est pas la société elle-même, mais son usage : dissimulation de revenus, blanchiment, fausse résidence fiscale ou contournement volontaire des obligations déclaratives.

Depuis plusieurs années, la transparence est devenue la norme. Les autorités fiscales échangent automatiquement les informations via des mécanismes tels que CRS (OCDE), FATCA (États-Unis) ou DAC6 (Union européenne).

En clair : vous pouvez créer une société en Estonie, à Londres ou à Dubaï, mais vous devez être capable d’expliquer son activité, ses flux financiers et de déclarer ses revenus dans votre pays de résidence. L’accompagnement professionnel de Liberty Expat garantit que l’entreprise offshore est un outil légal, pas un risque juridique.

Oui. La société offshore doit être déclarée dans votre pays de résidence fiscale, même si elle n’y opère pas. La résidence fiscale détermine l’endroit où vous êtes imposable : elle ne change pas simplement parce que vous créez une structure à l’étranger. Un résident français, belge, italien ou canadien doit donc signaler ses participations, ses revenus, ses dividendes ou ses comptes bancaires professionnels à l’étranger, selon ses obligations nationales.

Cette transparence n’est pas facultative. Les banques transmettent les informations des entreprises et des bénéficiaires effectifs via le système CRS. L’absence de déclaration conduit au gel des comptes, à des redressements fiscaux et à des sanctions financières. Déclarer la société ne “tue pas” l’offshore : c’est ce qui la rend exploitable et durable.

Chez Liberty Expats, nous vous accompagnons à avoir un montage totalement légal, tout en optimisant votre fiscalité.

Dans la majorité des cas, vous payez vos impôts dans votre pays de résidence fiscale. La fiscalité suit la personne, pas la société. Une société à Dubaï, Estonie ou Hong Kong reste soumise au régime fiscal applicable à son dirigeant tant qu’elle n’a pas de substance économique dans sa juridiction.

Le seul cas où l’impôt peut être payé dans le pays d’incorporation est celui où l’activité est réellement exercée sur place : bureaux, équipe locale, facturation à des clients locaux, direction effective. Sans substance démontrable, la taxation est rattachée à votre pays de résidence.

La substance économique est la preuve que votre société opère réellement dans le pays où elle est enregistrée. Elle se manifeste par un bureau réel, des salariés, des contrats locaux, des dépenses, une direction effective ou une présence commerciale. La substance distingue l’entreprise offshore fonctionnelle de la boîte aux lettres.

Les banques et les États y accordent une importance centrale. Sans substance, un compte professionnel peut être refusé, surveillé ou fermé. Avec substance, une société offshore devient une entité légitime : elle dispose d’une base opérationnelle, génère une activité sur place et peut bénéficier des lois fiscales locales. La substance économique est ce qui transforme l’offshore d’un montage fragile à une vraie entreprise.

L’offshore permet de structurer une activité internationale dans un cadre plus fluide que celui du pays d’origine : facturation multi-devises, banques adaptées aux clients étrangers, gestion administrative simplifiée et séparation claire entre finances personnelles et professionnelles. L’intérêt n’est pas l’évasion fiscale, mais la stabilité et la cohérence du modèle.

Une société offshore centralise les flux lorsque les clients sont multiples ou répartis sur plusieurs continents. Une agence digitale travaillant avec des clients américains, asiatiques et européens peut rencontrer des limites bancaires dans son pays d’origine, alors qu’une société à Hong Kong ou Dubaï permet une gestion plus simple, avec des outils adaptés au commerce international.

Toute personne majeure ou entité peut ouvrir une société offshore, à condition que l’activité soit licite, identifiable et traçable. Les juridictions n’exigent pas d’habiter localement, mais elles imposent un dossier KYC : identité, justificatif d’adresse, objet de l’activité, origine des fonds et bénéficiaires effectifs.

Les projets compatibles sont ceux qui ont un modèle économique compréhensible. Un consultant B2B, un freelance international, une société SaaS, une holding ou une entreprise d’investissement seront généralement acceptés. Les projets risqués (crypto non régulée, trading agressif, services douteux) sont rejetés par les banques et les autorités.

Oui, dans la majorité des juridictions modernes, la constitution est 100 % digitale. La vérification de l’identité se fait par visioconférence, les statuts sont signés électroniquement et la transmission des documents est dématérialisée.

L’ouverture bancaire peut être plus exigeante. Certaines banques acceptent une validation à distance, d’autres exigent une visite physique ponctuelle. La gestion quotidienne reste en ligne : facturation, comptabilité, reporting. Une offshore permet donc de rester résident de votre pays, tout en opérant votre business à l’international.

Les banques offshore appliquent des normes strictes de conformité (KYC/AML). Elles examinent le modèle économique, la provenance des fonds et les bénéfices attendus. L’ouverture de compte repose sur la cohérence du dossier : identité claire, activité logique, flux financiers traçables.

Une banque offshore n’est pas un shortcut. C’est un outil de gestion internationale. Les projets limpides comme le consulting B2B, le commerce cross-border ou encore les SaaS sont favorisés.

Les projets opaques (crypto non régulée, structures fictives, activité sans substance) sont refusés. La clé n’est pas le pays de l’entreprise, mais la maturité du business.

Les activités internationales, digitales ou B2B sont les plus adaptées : consulting, développement logiciel, SaaS, marketing numérique, export, holdings et gestion d’actifs. Leur modèle ne dépend pas d’un territoire unique, ce qui s’intègre naturellement dans un cadre offshore.

Les activités physiques ou réglementées sont moins adaptées : commerce local, professions médicales, assurance, finance supervisée, jeux selon le pays. Elles exigent une présence réelle, des licences, un staff ou des bureaux. Une offshore ne remplace pas une entreprise locale : elle structure une activité globale.

Le pays d’immatriculation dépend du marché cible et des flux financiers. 

  • L’Estonie est excellente pour le digital européen, le SaaS et le consulting B2B grâce à son système fiscal et sa gestion comptable en ligne. 
  • Dubaï convient aux entrepreneurs internationaux, aux sociétés dont les clients sont hors UE, et aux modèles à volume élevé. 
  • Hong Kong est adaptée à l’import-export asiatique, aux marketplaces et aux opérations en devises. 
  • Le Delaware et le Wyoming sont populaires chez les startups US, les sociétés SaaS orientées Amérique du Nord ou celles qui utilisent Stripe. 

Une bonne juridiction n’est pas la moins taxée, mais celle qui correspond à vos clients, vos paiements et vos contraintes bancaires. 

Oui, si la juridiction est compatible et l’activité réelle.

Stripe, PayPal ou Shopify ne se basent pas sur la fiscalité, mais sur la conformité : identité vérifiée, facturation cohérente, activité commerciale traçable.

Oui, lorsqu’elle est correctement structurée, une société offshore sépare votre activité professionnelle de votre patrimoine privé. Les dettes commerciales, litiges clients ou risques opérationnels restent au niveau de la société, comme une LTD ou LLC.

Cette protection disparaît si vous mélangez les comptes personnels et professionnels, si la société n’a pas d’activité ou si l’administration identifie une fraude.

Une société peut être immatriculée en quelques jours à trois semaines selon la qualité du dossier et la juridiction. L’immatriculation est souvent rapide : ce sont l’ouverture bancaire et la mise en place opérationnelle qui prennent le plus de temps.

Les risques viennent de mauvaises pratiques : absence de déclaration, montages opaques, manipulation des flux ou fausse résidence fiscale. Les banques et les fournisseurs de paiement bloquent immédiatement ces comportements.

Le second risque est le mauvais choix de juridiction. Une société immatriculée dans un pays à mauvaise réputation peut être légale, mais inutilisable : refus Stripe, refus bancaire, fournisseurs méfiants. Une offshore n’est pas un raccourci, c’est une architecture conforme.

L’offshore doit être maintenu : renouvellement, mise à jour des registres, parfois comptabilité simplifiée. Une société non renouvelée perd son statut, peut être radiée et entraîne souvent le gel des comptes professionnels.

Une structure radiée est un signal d’alerte pour les banques. Les fonds deviennent difficiles à récupérer, et la remise en conformité coûte cher. Une société offshore est un système vivant, pas une création ponctuelle.

Certaines juridictions autorisent la redomiciliation, mais elle est complexe : modification des statuts, audits, accord de la banque, parfois validations fiscales. La majorité des entrepreneurs créent une nouvelle société dans la juridiction cible et migrent progressivement leurs contrats.

Le changement de pays doit être anticipé dès le départ. On choisit une juridiction comme on choisit une infrastructure, pas comme on change d’adresse postale.

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